mardi 10 juillet 2007

L’AGIR PAR SOI COLLECTIF EST LE FONDEMENT DE L’INDÉPENDANCE

INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 294

Être DISTINCT avant d’être DIFFÉRENT
Un billet écrit par notre collaborateur Parfondor
Bruno Deshaies

Chronique de Bruno Deshaies, jeudi 21 juin 2007 117 visites 2 messages
Source : http://www.vigile.net/article7324.html

Vouloir être DISTINCT n’est rien d’autre que de vouloir agir par soi collectivement à l’interne et à l’externe.

Vouloir être DIFFÉRENT consiste à attribuer des attributs singuliers à la collectivité nationale en se limitant surtout aux traits culturels.

Vouloir être DISTINCT, c’est vouloir devenir une NATION INDÉPENDANTE DANS LE MONDE. Vouloir être DIFFÉRENT, c’est vouloir surtout préserver son identité culturelle sans tenir compte de l’importance de maîtriser le plus possible les facteurs économique et politique du développement collectif ou national. Par conséquent, c’est se limiter, se subordonner, se provincialiser, bref se contenter d’agir en MINORITAIRE. C’est exactement l’attitude que vient d’adopter madame Pauline Marois.

L’indépendance au plan politique d’abord devrait être l’objectif des Québécois-Français pour un QUÉBEC LIBRE COLLECTIVEMENT, c'est-à-dire doté d’un ÉTAT SOUVERAIN.

Bruno Deshaies
Montréal, 10 juillet 2007


Commentaire

Être distinct avant d’être différent
21 juin 2007, par Gilles Bousquet

Où on s’en va avec ces sabots là ?

Est-ce que les descendants de Québécois qui vivent en Nouvelle-Angleterre se sentent distinct et/ou différent ? Ou plus différents que distincts ou vice-versa ? Et nos autochtones vis-à-vis des Québécois et les Bretons vis-à-vis de la France et les Mexicains qui vivent en Californie, etc. ?

Si les Québécois avaient été anglicisés, il y a plusieurs années, comme l’ont été les descendants des Québécois en Nouvelle-Angleterre, est-ce que nous serions encore distincts ou différents ?
Est-ce que le fait de se sentir distinct et/ou différent est une raison suffisante pour se faire un nouveau pays ? Si oui, est-ce que le ROC qui doit se sentir différent des Québécois devrait s’en séparer ?

Si l’idée que, d’être minoritaire, c’est suffisant pour devenir autonome, pensons à nos Anglos. de l’ouest de la ville de Montréal et de Westmount qui sont minoritaires mais qui réussissent quand même à faire plier notre gouvernement provincial.

Gilles Bousquet
[66 ans, St-Hyacinthe]



lundi 9 juillet 2007

Urgence de la création d'un état-major de l'indépendance

UN DÉBUT DE RÉFLEXION

« Un état-major de l’indépendance commencerait d’abord par exprimer les fondements de l’indépendance.» (Bruno Deshaies)

Les bilans de société ont été faits mille fois ; les programmes de développement socio-économico-culturels ont été réécrits presque annuellement ; les programmes politiques ont été revus continuellement et les plateformes électorales ont été mises au point réglièrement. CEPENDANT, les fondements de l'indépendance ont été systématiquement occultés parce que considérés comme un pis-aller. Pourquoi faire comme si la collectivité nationale québécoise-française ne serait pas assez bien organisée et développée pour voler, c'est le cas de le dire, de ses propres ailes ? C'est exactement la posture que veut endosser madame Pauline Marois. Quel désastre ! Est-elle consciente des effets pervers de cette attitude politique qui frise l'inconscience nationale totale ? Les internautes cités ci-dessous s'interrogent sur la pertinence d'un tel revirement parmi les souverainistes.

Bruno Deshaies

Montréal, 9 juillet 2007

PQ-PAULINE
Occuper le vide

Il m’apparait cependant très important de créer un mouvement politique, indépendant de tout parti politique, EN PREMIER LIEU
Frédéric PICARD
Forum du journal Le Québécois
jeudi 5 juillet 2007 8 messages
Source : http://www.vigile.net/article7569.html

Commentaires :
• Occuper le vide
6 juillet 2007, par Bruno Deshaies

Mettre en marche le MOUVEMENT
Le MOUVEMENT d’idées préconisant l’indépendance du Québec est certainement très important. C’est une approche sérieuse et déterminante. Toutefois, il faudra élaborer un contenu substantiel pour agir si l’on veut vraiment sortir du cadre autonomiste fédéraliste traditionnel. Pour l’heure, ce contenu n’est ni dans les documents du PQ ni dans ceux du BQ. Il y a trop de phraseurs parmi eux. Nous oserions dire, au risque de nous faire accuser de défendre une « secte », que Les Normes de Maurice Séguin et sa synthèse explicative de l’Histoire de deux nationalismes au Canada devraient être parmi les documents clés de la nouvelle approche indépendantiste.

Avant d’écrire un Manifeste de l’indépendance, il faudrait avoir l’humilité d’étudier en profondeur la pensée de l’historien Maurice Séguin. Il serait important que des discussions entre des indépendantistes sincères et raisonnables se fassent sur des bases solides et un canevas politique indépendantiste bien mûri et clair. Nous possédons déjà les fondements nécessaires dans les deux ouvrages cités ci-dessus de Maurice Séguin. Comme historien chevronné, ce penseur québécois a étudié en profondeur la psyché des Québécois-Français ainsi que des Anglo-Québécois et des Canadians. Si l’on veut se donner le temps et prendre la peine de le comprendre, il faut sans faute se départir des bases traditionnelles de l’optique fédéraliste (par ex. : le gendre de discours sur le déséquilibre fiscal et tout le reste du même acabit par notre élite indépendantiste-optimiste).

Ce MOUVEMENT d’idées pourra transformer la société québécoise à condition que les idées indépendantistes deviennent autres choses que du romantisme souverainiste et de l’opportunisme électoral et politique. Devant une pareille situation, il importe sérieusement pour les indépendantistes de former un état-major capable de créer un réseau de personnes qui mettront la main à la pâte afin de diffuser en profondeur les fondements de l’indépendance dans toutes les régions du Québec. Par conséquent, il faudra former des formateurs de formateurs. Cela prendra du temps, mais au moins ceux qui auront compris pourront être assez motivés pour influencer d’autres personnes et ils pourront surtout réagir à l’offensive massive que n’éviteront pas de mettre en place les défenseurs du fédéralisme canadien/canadian. Au fond, ce qu’il y a de plus important, comme l’écrit Maurice Séguin, consiste à faire « pénétrer dans la conscience canadienne-française le concept de la nécessité de l’indépendance sur le plan politique d’abord […], de démasquer l’imposture de la tradition LaFontaine-Parent, ce bon vieux mythe séculaire d’une égalité possible entre les deux nationalités […], [et plus encore, le mythe] de la possibilité pour les Canadiens-Français d’être maîtres chez eux et de s’épanouir dans un Québec qui demeurerait à l’intérieur de la Confédération. » (Maurice Séguin, Histoire de deux nationalismes au Canada, p. 430.) »

Le Rond-Point des sciences humaines http://www.rond-point.qc.ca

• Occuper le vide
7 juillet 2007

• Provoquer la formation d’un état-major du MOUVEMENT ?
7 juillet 2007 Bruno Deshaies

Je ne crois pas, personnellement, que le MOUVEMENT DOIVE ALLER S’ÉCHOUER SUR LES RÉCIFS D’UN NOUVEAU PARTI POLITIQUE qui n’aura pas fait ses devoirs au sujet des fondements mêmes de l’indépendance. Choisir des candidats qui auraient vraiment le « virus » de l’indépendance n’est pas une mince besogne à entreprendre au Québec. La doctrine fédéraliste a tellement spolié notre pensée collective indépendantiste au Québec qu’il faudrait presque un miracle pour se débarrasser de notre manteau fédéraliste-autonomiste-souverainiste-association-partenariat-ouverture-et-petit-pas du maître chez nous mais sous la domination de l’Autre, c’est-à-dire de l’Autorité fédérale représentant le grand ensemble et le vivre en commun que nous serinent nos belles et grandes Chaires du Canada de 7 ans (renouvelables indéfiniment) et de 5 ans (à renouveler sous surveillance des pairs). Cette chape de plomb fédéraliste a des tentacules canadians et aussi internationales. Une véritable pieuvre qui travaille sept jours par semaine à former des fédéralistes bien endoctrinés et fiers de l’être.

Le camp indépendantiste, pour sa part, possède très peu de moyens et en plus il est subdivisé à l’infini à tel point que chaque indépendantiste a son « indépendance » à lui. Dans l’esprit des Québécois, le concept d’indépendance étant tellement polysémique qu’on peut se demander si l’on sait ce que c’est. Si on le savait vraiment, on pourrait certainement marcher en avant et progresser sûrement vers l’objectif. Or, ce n’est pas ce que nous observons. Nous sommes dispersés. Nous tournons en rond : fin ou moyen ? Finalement, la souveraineté demeure continuellement à la croisée des chemins.

Un état-major de l’indépendance commencerait d’abord par exprimer les fondements de l’indépendance. Il prendrait une posture qui ne laisse aucun doute sur son objectif. Il veillerait à affirmer clairement ses concepts, à les expliquer ouvertement et à les défendre. Inévitablement, on retrouverait sur ce chemin les fédéralistes. Or le MOUVEMENT qui serait donné par ces idées nouvelles devrait atteindre le cœur et l’esprit des Québécois. Ce n’est plus de l’analyse politique à tour de bras qu’il faudra faire, mais plutôt un travail de diffusion et de persuasion, bref de COMMUNICATION. Pour ce combat, les indépendantistes doivent se préparer et former une élite susceptible de réaliser l’objectif visé.

Consulter : Gilles Verrier, « Y aurait-il une certaine sagesse à décoder dans les discours de Pauline ? » Commentaire 7 juillet 2007 sur la même page électronique.

La souveraineté hors du PQ
Il est temps de se tourner vers quelque chose d’autre que le PQ, si on veut faire l’indépendance
Xavier DIONNE
Tribune libre de Vigile
mardi 3 juillet 2007 253 visites 7 messages
Source : http://www.vigile.net/article7534.html

Avec le PQ et le BQ : point de salut !3 juillet 2007

« Vous avez bien raison. »

Monsieur Xavier Dionne écrit :

« Le projet doit se retrouver, une nouvelle fois, dans la rue [...]. »
Vous avez bien raison. Après avoir voulu nous humilier, madame Pauline Marois, nommée ou couronnée (donc non élue, comme vous voulez) en tant que présidente du PQ, nous a annoncé (avec un sourire accroché au visage) qu’elle allait prendre deux semaines de vacances. Pourtant, elle était dans sa retraite depuis dix huit mois sinon plus avant cette nouvelle course à la direction du PQ. Ce n’est pas ce que Sarkosy nous a dit après son élection à la présidence de la France. Il a fait immédiatement un voyage en Allemagne. Un pays indépendant ne se repose pas, il se bat. Or, Madame Marois va se reposant sans avoir eu à livrer de combat. OH ! Si ! Elle avait fait des combats dans le passé... Mais le passé, comme disait Teilhard de Chardin, « c’est du dépassé ».

Vous voyez Gandhi allant se reposer devant le défi de l’impérialisme britannique ? L’indépendance du Québec ne ressemble pas à l’Écosse ou à celle de l’Irlande ou encore à celle des pays nordiques, mais bien à celle de l’Inde ou du Timor oriental et même avec le cas de la Tchécoslovaquie. Quelle histoire voulons-nous vivre ? Celle des vaincus ou celle des vainqueurs. Assez, c’est assez avec tous ces indépendantistes optimistes qui rêvent comme Stéphane Laporte à une souveraineté dedans ou quelque part ailleurs (on ne sait pas trop où) hors du Canada dans un projet de société comme si le présent n’avait plus d’importance et que ce qui pourrait être intéressant serait tout bonnement de construire des châteaux en Espagne. Un rêve d’humoriste.

Les Québécois en ont assez de tous ces rêves bidon.

Madame Pauline Marois, réveillez-vous !


Un peu de Géographie
Le Québec est comme un homme que l’on regarde de dos. Il est fondu dans l’imaginaire canadien et même, il est gommé par lui. André SAVARD
Chronique d’André Savard
mardi 3 juillet 2007 155 visites 3 messages
Source : http://www.vigile.net/article7522.html

• Pauline Marois, ex-ministre de l’Éducation
3 juillet 2007

La réforme Marois

Monsieur Savard écrit :

« On blâme Pauline Marois d’avoir piloté la réforme de l’éducation. Ce qu’on oublie c’est que ce n’est pas Pauline Marois qui a dit que les matières académiques devaient désormais s’organiser en fonction du petit cogito de chaque élève. Ce n’est pas Pauline Marois qui a voulu reléguer le savoir académique derrière les caprices du citoyen d’aujourd’hui. »

Attention Monsieur André Savard, madame Pauline Marois a été comme beaucoup de ministres (et de très nombreux) à Québec qui n’écoutent que les hauts fonctionnaires. Les professionnels du gouvernement du Québec ne comptent pas beaucoup dans la balance à moins qu’ils n’écrivent ce que la ministre veut bien entendre. Pauline Marois a été sourde à de nombreux appels qui auraient pu lui être utiles. La haute fonction publique contrôle chaque ministère. Les sous-ministres en titre nommés par le premier ministre sont généralement tout puissants. De plus, les « petits » cabinets politiques couchent assez généralement avec la haute fonction publique, car la carrière de ces « faiseurs » d’élections en dépend. Très souvent, ces « petits » cabinets d’hommes et de femmes (cette garde rapprochée du ou de la ministre) contrôlent l’information et ils sont généralement serviles auprès de la haute fonction publique qui assure leur éducation administrative. À leur école, ils apprennent rapidement les règles non écrites qu’ils doivent suivre pour assurer leur carrière.

Tout cela étant dit, les indépendantistes perdent quand même un temps fou à ne pas mettre en place une organisation solide capable de défier les consensus fédéralistes et l’Autorité fédérale.

Hymne au Canada...
Ô Canada, tu aurais ma confiance
et serais devenu mon pays
sans ta maladive insistance
à me réduire en descente de lit.
Gilles OUIMET
Tribune libre de Vigile
dimanche 1er juillet 2007 203 visites 5 messages
Source : http://www.vigile.net/article7510.html

• Hymne au Canada...
1er juillet 2007

C’est pour quand la transformation indépendantiste du peuple québécois ?

Après tout ce qui vient d’être dit, comment peut-on faire pour organiser le plus grand nombre de québécois conscients de leur annexion, de leur subordination, de leur superposition et finalement de leur domination par l’impérialisme canadian deplus en plus unitariste et des fédéralistes québécois indécrottables qui croient que seul un petit nationalisme d’occasion suffira à faire le travail de libération nationale ?

Quand commencera-t-on véritablement la déprogrammation mentale de l’optique fédéraliste pour défendre, visière levée, l’optique indépendantiste ? Il nous faut une élite d’indépendantistes et non des croulants défenseurs souvent inconscients du fédéralisme autonomiste à petit pas qui ne cherchent que le pouvoir et l’argent.
Oublions que le visionnaire ne sortira ni du PQ ni du BQ. Ces deux partis sont trop englués dans l’optique indépendantiste optimiste qui n’est rien d’autre que du FÉDÉRALISME. Merde !

• Hymne au Canada...1er juillet 2007

Comment peut-on organiser les troupes indépendantistes ?

Allez lire la connerie fédéraliste d’Alain Dubuc [cf. « Entre deux têtes » ci-dessous.]pour constater à quel point le message fédéraliste imprègne jour après jour toute la société québécoise du bonheur d’être cocu content.

Une seule réponse s’impose : faire connaître la doctrine indépendantiste et cesser de chiâler. Braver l’Autorité fédérale par un consensus indépendantiste.

Entre deux têtes
http://www.cyberpresse.ca/article/20070630/CPOPINIONS/706300426/6741/CPOPINIONS

Pique-nique en famille
Caroline MORENO
Billet de Caroline
jeudi 28 juin 2007 114 visites 5 messages
Source : http://www.vigile.net/article7470.html

• Pique-nique en famille

29 juin 2007, par Lionel Lemay

Comment peut-on vivre en famille dans une maison dont les occupants sont d’origines différentes et ne parlent pas la même langue. La langue du Québec est le français et le reste du Canada parle anglais sauf pour une partie du Nouveau Brunswick.

J’ai parcouru tout le Canada, plusieurs états américains et pays d’Europe. J’ai toujours reçu un accueil chaleureux aux États Unis et en Europe, même à Londres. Cependant, même si je parle couramment leur langue, les anglo-canadians à l’ouest du Québec me réservaient un accueil plutôt froid. On me demandait souvent "what’s wrong with Quebec ?" ou "what does Quebec want ?" Dans un restaurant de Calgary, je conversais en français avec deux collègues québécois, quand les gens de la table voisine nous ont dit "why don’t you speak white ?"

Ceux qui croient encore que les anglo-canadians nous aiment peuvent perdre leurs illusions. Ils veulent nous garder à l’intérieur du Canada simplement pour nous contrôler, nous minoriser, nous assimiler et surtout pour empocher la moitié de nos impôts et taxes.

Il faut que les Québécois réalisent qu’ils paient très cher pour loger dans l’annexe ou la dépendance de la grande maison anglophone et que le seul moyen d’être maîtres chez nous est de posséder notre propre maison.

Si le PQ ne prend pas les moyens pour informer et convaincre les Québécois francophones de bâtir leur propre pays le plus tôt possible, tout en demeurant bon voisin avec le Canada anglais, il faudra songer à fonder un autre parti qui le fera à sa place.

• Pique-nique en famille
29 juin 2007, par Claude Jodoin


Vous avez entièrement raison, monsieur Lemay.

J’habite aux États-Unis depuis assez longtemps (1985), et il m’arrive souvent d’avoir à "expliquer le Québec" à mes collègues, voisins, etc. Après un moment de surprise, il finisse par s’ouvrir à l’idée que, oui, il y aura peut-être un jour une république indépendante dans le secteur Nord-Est du continent. Ils pigent surtout quand on rapproche leur propre aventure "indépendantiste" (Washington, Lafayette, Franklin, ...) avec ce qui se passe au Québec.

Essayez de faire ça dans le ROC !! Les ’speak white’ vont pleuvoir ! Caroline, entre vous et moi, il faut avouer aussi que les É.-U. ont eu une élite qui a TOUT risqué pour parvenir à l’indépendance ; et ils l’ont gagnée de haute lutte ! Ce genre de courage, de la part d’une l’élite, fait cruellement défaut au Québec.

• « Pourquoi se séparer du Canada ? »29 juin 2007

Il faut reconnaître que ce billet de Caroline Moreno est clair.

Elle nous signale cette simple anecdote de son voisin Italo-canadien qui s’exprime en ces termes : « On a un pays. Pourquoi se séparer du Canada ?
La réponse est venue de Claude Jodoin qui habite les États-Unis depuis 12 ans :
« Caroline, entre vous et moi, il faut avouer aussi que les É.-U. ont eu une élite qui a TOUT risqué pour parvenir à l’indépendance ; et ils l’ont gagnée de haute lutte ! Ce genre de courage, de la part d’une élite, fait cruellement défaut au Québec. »

La réponse vient d’être donnée. Si Pauline Marois veut écouter, elle détiendra ici le meilleur message qu’elle n’aura jamais entendu ou qu’elle ne voudra jamais entendre.

Bravo monsieur Jodoin ! Vous avez compris le sens de la Déclaration d’Indépendance de 1776.

Je crois aussi que vous avez compris qu’une élite doit se mettre de travers avec le fédéralisme canadian qui n’est rien d’autre que de l’impérialisme. Or, ici, Pauline Marois est complètement dans le champ tout comme ses 4 000 supporteurs auxquels elle a parlé.

Caroline Moreno continuer à écrire comme vous le faites, mais n’oublier jamais l’« épaisseur de l’histoire ». On ne vit pas que de réactions. LA VIE, C’EST L’ACTION.

lundi 11 juin 2007

L'enseignement de l'histoire au Québec

Nous présentons la version révisée d’une chronique portant sur l’enseignement de l’histoire au Québec parue le 10 février 2000. Il y est question de « sentiment identitaire ». Partant, cette notion est liée aux concepts de nations différentes et de nations distinctes.

Le sentiment identitaire, s’il n’est pas dévoyé, aspire normalement à devenir distinct et à exprimer un « sentiment national ». Or, ce sentiment d’« être distinct » n’a plus rien à voir avec le fait d’« être différent », car des peuples semblables sous certains égards peuvent être indépendants l’un de l’autre, tandis que pour d’autres, cette différence ne les empêche pas de s’identifier à tel autre peuple étranger.

Dans l’optique indépendantiste, le fait même d’être indépendant, séparé, puis de vivre à l’intérieur d’un territoire national, ne signifie pas que la coopération, la collaboration et les rapports de voisinage sont ipso facto exclus. Ils peuvent être même enrichissants dans la mesure où la marge de manœuvre constitutive de l’autonomie interne et externe de la nation indépendante ou distincte s’exerce normalement et suffisamment.


Par conséquent, pour un « sujet collectif », la conscience d’être distinct constitue un préalable essentiel à l’indépendance nationale.

Bruno Deshaies
Montréal, 20 juin 2007

· Renvoi :

« Être DISTINCT avant d’être DIFFÉRENT. » VIGILE.NET : Chronique du jeudi 21 juin 2007. Voir : http://www.vigile.net/article7324.html

· Quelques références sur la publication de la version non-révisée de cet article

http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/default.htm (no 11 pour l'article 2.)

http://www.vigile.net/ds-deshaies/index.html (13 chroniques portant sur « L’enseignement de l’histoire au Québec)

http://www.vigile.net/spip.php?page=archives&u=/archives/ds-deshaies/index.html (voir no 187)

http://www.google.ca/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rls=RNWE,RNWE:2005-38,RNWE:fr&q=deshaies+le+sentiment+identitaire

· En plus :

Bruno Deshaies, «
De la DIFFÉRENCE à la DISTINCTION. » Mémoire présenté aux audiences de la Commission sur l'avenir constitutionnel du Québec (autrement appelée la Commission Bélanger-Campeau) créée par le Gouvernement du Québec. Québec, 5 novembre 1990.


2. Mémoire et histoire : le sentiment identitaire

REMARQUE PRÉLIMINAIRE. L’enseignement de l’histoire au Québec déborde sûrement le thème de cette rubrique : « Indépendance : pour ou contre ? » Toutefois, cette question est tellement associée, dans les esprits, à l’avenir du Québec, qu’il est difficile de la dissocier de la question nationale. C’est pourquoi, dans les semaines à venir, nous allons entreprendre une série d’articles sur le thème de l’enseignement de l’histoire. B.D.

La question de l’identité québécoise préoccupe non seulement les universitaires mais aussi les leaders politiques et sociaux. L’identité est devenue un maître-mot. Au Congrès annuel de l’Acfas, en 1998, un colloque s’est tenu qui portait sur « La différence en question ». Oui, le Québec est différent, mais l’identité québécoise est difficile à définir. Les auteurs du colloque notent que « chaque fois qu’il a fallu définir avec quelque précision l’identité québécoise, éclairer le contenu de ce Nous collectif omniprésent dans le discours nationaliste, la tâche s’est révélé ardue ». (*) D’après l’historien Jocelyn Létourneau, « le poids du passé, bien plus que les tourments existentiels et identitaires d’une nation présumément en déficit d’accomplissement et en demande de différence, sont au coeur du malaise canadien à l’heure actuelle. »

L’allusion au « poids du passé » fait certainement référence à l’histoire du Québec, du Canada, du Canada-Français et de la colonisation française en Nouvelle-France. Cela dit, ce « poids du passé » que peut-il signifier pour « ce Nous collectif » aujourd’hui ? De quelle histoire s’abreuve-t-on pour connaître le présent des Québécoises et des Québécois. Quand on pense aux Français, est-ce qu’on pense à des individus pris nominalement ou, plutôt, à la collectivité française qui s’exprime à l’intérieur de la nation et de l’État français ? Pour le Québécois qui est aussi Canadien, est-ce la même analogie qu’entre être Français et Européen ou entre être Corse et Français ou encore être Breton et Français ?

Mémoire et histoire

On dirait au Québec que la mémoire est d’un côté et l’histoire de l’autre. La mémoire rappelle aux Canadiens-Français qu’ils descendent de Français ; aux Canadiens-Anglais leur appartenance au monde britannique ; aux Autochtones qu’ils sont les premiers possesseurs du sol ; chez les groupes multiculturels, elle les relie à leur pays d’origine ; chez les Juifs, elle les enracine dans leurs fondements religieux ; enfin, toutes ces mémoires ne semblent pas se reconnaître à l’intérieur du Québec. Pourtant elles semblent toutes se rallier à l’État canadien. L’histoire suit des voies divergentes qui rendent presque impossible une conception unifiée du Québec par rapport à son passé, son présent et son avenir. On sait que le peuple québécois est constitué de tous ces gens qui ont façonné et qui façonnent au jour le jour le Québec d’aujourd’hui. Leur histoire ne peut être celle de la diversité des identités prises séparément, mais de l’identité québécoise. C’est là où le bât blesse !

Le sentiment identitaire québécois

Le sentiment identitaire québécois ne peut pas être une mosaïque : il est québécois ou il ne l’est pas ! Être même et autre, en même temps, relève de la quadrature du cercle, c’est de la schizophrénie. Et la population du Québec ne peut sortir de ce dilemme sans quitter les schèmes d’interprétation historique qui nous font nous ignorer nous-mêmes pour nous-mêmes. (**) Cette transformation de la pensée des Québécois-Français ne peut être nulle autre que la renonciation définitive de la tradition lafontainiste depuis l’acceptation de l’Union de 1840. La mémoire des Québécois-Français leur fait accepter l’annexion et l’histoire a réalisé sur eux leur annexion dans le Grand Canada. Si la volonté et la liberté existent dans l’histoire, elles peuvent transformer la situation. L’irréparable d’hier pourrait, demain, devenir réparable. Un Québec-Français pour des Québécois-Français, dans l’unité québécoise, serait possible. De cette manière, une nouvelle mémoire, plus dynamique, pourrait enfin naître qui ne serait plus celle de la survivance, de la soumission, de la subordination, de l’annexion et finalement de l’assimilation, qui en est la conséquence inéluctable quand l’annexion se prolonge. (***)

Peut-être qu’un jour les Québécois-Français pourront dire d’eux-mêmes ce que l’historien français Alphonse Dupront a pu dire des Français : « Ainsi les Français désormais eux-mêmes. » Et plus loin : « Aujourd’hui la dissociation est accomplie entre mythe et réalité. La France est dans le monde, mais distincte de lui. » (****) C’est la fin du processus de formation d’une nation qui atteint la plénitude de son identité. La mémoire se confond avec l’histoire et l’histoire surveille la mémoire pour qu’elle ne délire pas.

(30)

BRUNO DESHAIES
Montréal, 20 juin 2007



NOTES


(*) 66e Congrès de l’Acfas, Université Laval du 11 au 15 mai 1998, Colloque 509 du Programme général, p. 188-189.

(**) Voir « Lire Séguin » par François Robichaud. « Le bilan qu’a dressé Maurice Séguin, écrit François Robichaud, n’a peut-être rien de consolant, et s’en formaliser est compréhensible. Quoi qu’il en soit, toute situation offre la possibilité, sinon d’une solution objective, du moins d’une mise en valeur subjective, d’une libération par l’esprit ; qui comprend la vraie nature de l’oppression essentielle échappera par là même aux servitudes psychologiques qui en procèdent, ce qui est déjà beaucoup. »

(***) Nous recommandons à tous ceux qui se penchent sur la question nationale au Québec de lire attentivement cette page de l’historien Maurice Séguin.

(****) Dans « Du sentiment national », in La France et les Français, sous la direction de Michel François, Paris, Gallimard, 1972, p. 1448 et 1471, coll. « Bibliothèque de la Pléiade ». Il s’agit du premier texte qui ouvre la section intitulée : « La France et le monde » sous le grand titre : « Unité de la nation française ». N. B. Cette analyse d'Alphonse Dupront du « SENTIMENT NATIONAL » pourrait guider les pas des Québécois quant à une réflexion sur l'objet de la nation distincte, soit sur cette conscience québécoise du sentiment complexe de la NATION au sens intégral.

* * *

BRUNO DESHAIES a été, durant près de huit ans, directeur de la Division de l’enseignement des sciences de l’homme à la Direction générale de l’enseignement élémentaire et secondaire (DGEES), entre 1969 et 1977, au ministère de l’Éducation du Québec. De plus, il a enseigné l’histoire et la didactique de l’histoire à l’École normale Jacques-Cartier et l’histoire au baccalauréat des adultes à l’Université de Montréal ainsi qu’au baccalauréat des HEC durant les années 1960. Il a participé à la création de l’UQAM et à son département d’histoire dans les années 1967 à 1969. Après quoi, il a surtout oeuvré au sein du ministère de l’Éducation. Il a été chargé de cours à l’Université Laval et à l’UQAC. Durant de nombreuses années, il a enseigné à l’UQAC la didactique des sciences humaines au primaire et l’histoire de l’éducation au Québec. Il a publié chez Beauchemin, en 1992, Méthodologie de la recherche en sciences humaines (qui a été traduit en portugais par l’Instituto Piaget à Lisbonne) et Histoire de deux nationalismes au Canada de Maurice Séguin chez Guérin, en 1997. En collaboration, il a aussi publié Comment rédiger un rapport de recherche (1964/1974) chez Leméac. Il est présentement directeur du site Internet : « Le Rond-Point des sciences humaines ». Depuis la fin de 1999, il contribue à la Chronique du jeudi sur le site Internet VIGILE.NET.



mercredi 2 mai 2007

Anglophones du Québec - Vigile.net

Anglophones du Québec - Vigile.net: "
INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 286
Les anglo-québécois - que deviennent-ils ?
Incongruité de leur position comme communauté au Québec
Bruno Deshaies - Chronique de Bruno Deshaies 26 avril 2007 1 message"

jeudi 12 avril 2007

UN NOUVEAU CHEMIN À PARCOURIR

La construction de l’union des forces indépendantistes

Par Bruno Deshaies

Chronique jeudi 12 avril 2007 Site Internet VIGILE.NET
http://www.vigile.net/archives/07-4/deshaies-284-1.doc
INDÉPENDANCE DU QUÉBEC No 284
N. B. Ce qui suit doit être ajouté à la chronique cité ci-dessus.

ADDENDA :

Nous proposons ci-dessous une façon de faire le combat pour l’indépendance du Québec.

À titre d’illustration, nous nous servons des débats qui portent sur l’Union Européenne et l’usage de l’Internet comme moyen de sensibiliser la population en vue de créer « l’Europe de demain ». Cette suggestion ne vise pas le fond du débat européen, mais une technique de diffusion du point de vue pro-européen.

S’inspirant de cette technique, nous suggérons une adaptation de cette technique au cas de l’indépendance du Québec.

· Un exemple de diffusion du message des pro-européens

Sarah Biasini, fière d'être européenne
[Un message audiovisuel] http://europe.typepad.com/fierte_europeenne/2007/01/sarah_biasini_v.html

États généraux de l’Europe
Fierté européenne
« Créons ensemble l'Europe de demain, le 17 mars à Lille Accueil Programme du 17 mars »

· Un exemple de message pro-indépendantiste pour la population du Québec

Hana Bourghabi, fière d’être une indépendantiste québécoise
[Un message audiovisuel.] À préparer. Qui veut le faire ?

États généraux du Québec
Vive l’État du Québec indépendant !

« Créons ensemble un État du Québec indépendant, moderne et dynamique,le [date] à Québec Accueil Programme du [date]

mardi 10 avril 2007

René Lévesque (1922-1987)

« [L]es illusions ont la vie dure ; plus elles sont fortes,
plus elles mettent de temps à mourir. »
(Daniel Boorstin, Histoire des Américains, 2003, p. 98. ISBN 2-221-06798-3)


Un sujet exemplaire des contradictions de l’homme québécois
Nous apprécions grandement les commentaires qui ont été publiés par nos lecteurs sur la personnalité de René Lévesque (cf. « La désorientation politique est-elle consubstantielle au PQ. » Dans VIGILE.NET, 5 avril 2007). http://www.vigile.net/La-desorientation-politique-est Ils confirment ce court paragraphe de Camille Laurin que l’écrivaine Marguerite Paulin cite en exergue dans sa courte biographie de Lévesque.

« Depuis que je travaille à ses côtés, écrit Camille Laurin, René Lévesque me paraît comprendre et ressentir dans sa chair ces contradictions de l’homme québécois qui tout à la fois lui imposent de se libérer et l’empêchent d’y parvenir. C’est pourquoi il oscille lui-même entre la nuit et la lumière, l’impatience et la confiance, la tendresse et la sévérité, la mercuriale et l’appel au dépassement lorsqu’il se parle à lui-même ou aux autres. »
(Cité par Marguerite PAULIN, René Lévesque. Une vie, une nation. Montréal, XYZ éditeur, 2004, 165 p. (Coll. « Les Grandes figures ». ISBN : 2-89261-377-9)


TABLE DES MATIÈRES (*)

Liminaire

Chap. 1 : Je ne veux pas détruire le Canada 15 [Cf., ANNEXE]
Chap. 2 : La Révolution tranquille, c’était bien cela 29
Chap. 3 : Le fils de maître Lévesque, esquire 43
Chap. 4 : Voir la guerre de près 53
Chap. 5 : La passion de communiquer 61
Chap. 6 : Ministre du gouvernement Lesage 71
Chap. 7 : Franchir le mur de la peur 89
Chap. 8 : Les années de vérité 107
Chap. 9 : « … un vieille arbre oublié dans la plaine » 123

Chronologie de René Lévesque (1922-1987) 141
Éléments de bibliographie 163

(*) Nous avons dressé la table des matières, car elle est malheureusement absente de l’ouvrage.

NOTE. – Un ouvrage de vulgarisation qui nous offre une bonne chronologie de l’histoire politique du Québec au XXe siècle en trame de fond sur la vie d’un acteur politique important dans la vie de la société québécoise en mutation après la Seconde Guerre mondiale. L’auteur présente un film en accéléré de la vie de René Lévesque. La description des moments importants de cette vie est palpitante. Elle nous offre un bon portrait de l’homme et de ses limites. Sa biographie se termine par la déroute des partisans clefs du PQ à l’occasion du Congrès de 1985. Il quitte finalement l’Assemblée nationale le 25 juin 1985 après y a voir travaillé pendant 25 ans. Il revient à la vie privée durant deux ans environ et meurt le 2 novembre 1987. Voir le débat sur le site du journal VOIR mentionné ci-dessus.

Réactions :
Pour un débat sur cet ouvrage, consulter les réactions des membres du journal VOIR. (Nombre = 16, en date du 07-04-2007) http://www.voir.ca/livres/livres.aspx?iIDArticle=30015

Il suffit de parcourir le livre rapidement pour découvrir l’homme et son œuvre ainsi que son immense difficulté à s’extirper des interprétations traditionnelles de l’histoire du Canada que Maurice Séguin a très bien décrites de la manière suivante dans Les Normes (cf. Introduction. Guérin Éditeur, 1999).
Extraits :

« Des interprétations que l’on appellera traditionnelles et majoritaires ont pour thèmes généraux (si l’on simplifie...) :

1° l’égalité politique dans un régime fédéral (ou d’union fédérale) entre le Canada anglais et le Canada français considérés comme groupes ethniques [ou sociétés distinctes] ;

2° une inégalité sur le plan économique, due à des causes temporaires et qui peut être corrigée : ou l’égalité économique possible.

3° l’avantage de deux cultures pour une nation. »

« D’autres interprétations, traditionnelles aussi mais minoritaires ont soutenu (si l’on n’entre pas dans les détails) :

1° l’obtention de l’indépendance politique pour le Canada-Français
a) comme possible [ET] assez facilement, si l’on veut cette indépendance ;
[ET AUSSI]
b) comme quelque chose qui va de soi,

2° ou le recouvrement possible d’une indépendance politique perdue ou refusée par accident :

3° [et malgré tout] percevant l’inévitable inégalité politique d’une nationalité minoritaire. »

N. B. Il paraîtrait que ces deux phrases sont tellement difficiles à comprendre pour un non-initié, c'est-à-dire s’il n’est pas un historien, qu’il est nécessaire de lui faire un dessin ! Êtes-vous du même avis ?
Revenons à Marguerite Paulin. Toute biographie a ses limites. Si elle est uniquement centrée sur le personnage, elle risque d’échapper à l’histoire, c’est ce qui arrive très souvent. L’étude d’un personnage historique est en soi fascinant. La question est de savoir dans quelle mesure elle peut éclairer l’histoire et la longue durée de la vie d’une société. Ce qui est intéressant dans le survol de Marguerite Paulin, c’est qu’elle a su transcender l’événementiel d’une manière habile. Elle nous offre d’une certaine manière une introduction à la grande histoire. Si « l’histoire des structures est aussi légitime que l’histoire événementielle » comme le pense Maurice Séguin (cf. le chapitre d’« Introduction » dans Les Normes.), il faut reconnaître que cette biographie devient éclairante. Cela dit, elle est quand même insuffisante dans la perspective d’une histoire générale du Québec.

Nous ne pouvons pas réduire à une période ou à une époque l’histoire d’une nation. Toutefois, on peut se rappeler les époques de Mercier, Taschereau ou Duplessis et même encore celles de Lesage, Johnson, père, Bourassa, Lévesque ou Bouchard ? L’historien doit à la fois aborder les individus et la société, les événements et les phénomènes de longue durée tout comme la conjoncture et les structures. L’anecdotique, la vie privée, les petits scandales, les manières de se vêtir ou de parler, etc. sont loin d’épuiser l’histoire. Si cette histoire-récit peut toutefois être passionnante, elle ne s’inscrit surtout pas dans la perspective d’une histoire-explicative plus lourde d’enseignement et mère de l’action. Cette histoire ne donne ni dans la contemplation du Passé ni dans celle du Présent. Au contraire, elle s’inscrit dans la recherche de l’histoire en action où le temps de l’Avenir est façonné à la fois par le Passé et le Présent. La part de volonté ou de liberté est souvent restreinte et limitée. Les grands bouleversements historiques sont plus souvent des évolutions que des révolutions.


Bruno Deshaies
Montréal, 10 avril 2007
ANNEXE

Je ne veux pas détruire le Canada

//p.18// Après l'élection du Parti québécois le 15 novembre 1976, René Lévesque revient à l'essence même du Mouvement souveraineté-association qu'il avait fondé neuf ans plus tôt. « Aujourd'hui, dit-il, je tiens plus que jamais à ce trait d'union ! » Il ne s'agit pas d'une figure de style, mais d'un point d'honneur qu'il se fixe. Un Québec souverain devra établir un partenariat économique avec le Canada. Fort de ce credo, il freine l'aile radicale du Parti québécois qui souhaiteraient déclarer l'indépendance tout de suite. Lévesque se méfie des idéalistes qui n'acceptent pas les règles du jeu de la démocratie.
-- Des picosseux, dit-il, des chiqueux de guenille ! Cette gau-gauche, c'est le ver dans la pomme.
Dès le début de 1977, le chef du PQ doit maîtriser des ondes de choc. Lévesque mène alors une locomotive lourde dont la moindre fausse manoeuvre risque de faire dérailler les wagons.

mardi 3 avril 2007

Québec en 1709 | Pour 2008, le 400e anniversaire de Québec

Québec en 1709 Le Soleil Cyberpresse

La série d'articles de Louis-Guy Lemieux du quotidien Le Soleil de Québec relate des événements sur la vie dans la colonie canadienne ainsi que l'effort de la colonisation française en Nouvelle-France. Ces descriptions de situation de notre histoire nationale québécoise-française se compare sans gêne avec des événements comparables qui se passaient au même moment dans les colonies britanniques de la Nouvelle-Angleterre. En fait, une société coloniale naissait et s'organisait pour vivre sur tous les plans politique, économique et culturel sans compter la nécessaire défense de la colonie par les militaires et les Canadiens (du premier CANADA qui était UNIQUEMENT FRANÇAIS AVANT 1760).

BRUNO DESHAIES
Montréal, 3 avril 2007


ADDENDA

D'autres lectures :

INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 259
L’unité canadienne et la Gouverneure générale du Canada
L’unité canadienne peut-elle cohabiter avec l’unité québécoise dans le même pays ?
Bruno Deshaies Tribune libre de Vigile jeudi 28 septembre 2006
http://www.vigile.net/spip/vigile2175.html

INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 268
La nation québécoise dans la fournaise
« Québécois, Québécoises » ou « Quebeckers »« ...A nation within a united Canada. » (Stephen Harper)
Bruno Deshaies Chronique de Bruno Deshaies jeudi 30 novembre 2006
http://www.vigile.net/spip/article3140.html

Montréal, 14 avril 2007